Étude de cas · LABAQ
De zéro à une plateforme de brassage en cinq mois
La LABAQ regroupe les brasseurs amateurs du Québec. Quand l'association nous confie son dossier en avril 2026, son site vient d'être supprimé par son hébergeur et il n'en reste rien. Cinq mois plus tard, elle dispose d'une plateforme complète, et nous l'avons entièrement recodée en cours de route.
Il ne restait rien
L'association avait déjà un site WordPress, monté par des bénévoles et hébergé chez un grand fournisseur étranger, sans contrat d'entretien. Une facture impayée a suffi : le fournisseur a fermé le compte et supprimé ce qu'il contenait, le site, la base de données et les sauvegardes du même coup.
Il n'y avait donc rien à reprendre. Pas de contenu, pas de copie, pas d'export. Le mandat n'était pas de refaire un site, c'était de repartir de zéro.
C'est un scénario ordinaire dans les organismes bénévoles, où l'accès à l'hébergement suit souvent la personne qui l'a ouvert. La vraie question, pour n'importe quelle organisation : si votre site disparaissait cette nuit, que vous resterait-il demain matin ?
Depuis, le site de la LABAQ est hébergé au Québec sur une infrastructure que nous administrons, et sauvegardé chaque nuit dans une archive chiffrée : trente jours de rétention, plus douze mois d'archives mensuelles. Ce n'est pas une option du forfait. C'est la base.
Pourquoi nous avons tout recodé cinq mois plus tard
La version d'avril reposait sur un constructeur de pages. C'est l'outil qui permet de remettre une association en ligne rapidement sans dépasser son budget, et c'était le bon choix ce printemps-là.
À mesure que l'association a ajouté ses formations, ses recettes et ses membres, les limites sont arrivées. La page d'accueil chargeait 2,2 Mo et vingt-six scripts, dont plusieurs qu'aucune page n'utilisait. Surtout, chaque contenu était figé dans des blocs qu'il fallait modifier un par un, et les chiffres affichés devaient être réécrits à la main.
En septembre, nous avons tout recodé. Pas retouché : recodé. Les gabarits sont devenus du code versionné au lieu de blocs empilés, et le site a pu s'ouvrir à ce qu'un constructeur de pages ne permet pas.
Nous le disons franchement, parce que c'est là qu'est le vrai métier : savoir lancer vite avec l'outil simple, reconnaître le moment où il ne suffit plus, et être capable d'écrire la suite. La plupart des fournisseurs ne font que l'un des deux.
Ce que nous avons construit
Le site
Accueil refait en neuf sections, menu réorganisé en quatre portes, pied de page complet. Un principe tenu du début à la fin : aucun chiffre n'est écrit à la main. Tout ce que la page annonce est lu en direct dans le site. Un compteur ne peut plus mentir, parce que plus personne ne l'écrit.
Le carnet de brassage
La pièce maîtresse. Un membre y note ses brassins, enregistre son équipement — le site adapte alors les recettes à ses volumes et à son rendement — saisit ses relevés de densité et voit sa courbe de fermentation se tracer.
Le mode journée de brassage est un document autonome : fond sombre, gros caractères, minuteurs sonores, l'écran reste allumé, et si le téléphone se verrouille la séance reprend où elle était. Il se consulte dans un garage, avec une seule main de libre.
Les outils
Les onze calculateurs restent réunis sur une même page, comme les membres le voulaient. Onze pages individuelles ont été ajoutées en plus, chacune avec sa formule, un exemple chiffré et ses repères. Les deux versions partagent exactement le même code : une formule corrigée l'est aux deux endroits.
Le contenu
Six guides écrits sur des sujets que seul le Québec peut écrire : brasser l'hiver québécois, la bière à l'érable, le houblon local. Celui qui traite de la loi est tiré des textes officiels de l'Éditeur officiel du Québec, et chaque affirmation cite son article.
Les membres
Les recettes que soumettent les membres passent par le flux d'approbation du conseil avant d'entrer dans la bibliothèque. Et vingt-six abonnements laissés ouverts sur l'ancien système ont été repris un à un, sans qu'aucun membre ait à repayer.
L'hydromètre qui écrit lui-même dans le carnet
Un Tilt est un hydromètre flottant : il mesure la densité et la température à l'intérieur du fermenteur et les diffuse en Bluetooth. Les grandes plateformes de brassage savent les recevoir. Le site de la LABAQ aussi, maintenant.
Le membre copie son adresse personnelle dans l'application, attache l'appareil à un brassin, et c'est tout : les mesures arrivent toutes les quinze minutes et la courbe se remplit seule. Deux relevés par jour sont conservés, la densité, la température moyenne, son minimum et son maximum, parce qu'un journal qui se lit vaut mieux qu'une série de milliers de points.
Aucun service tiers dans la chaîne, aucun abonnement à une plateforme étrangère. L'appareil parle directement au site de l'association, et les mesures restent chez elle.
Les choix techniques qui vous concernent aussi
- Aucun service tiers, aucun script externe. Tout ce qui fait tourner le site se trouve sur le serveur du site.
- Aucun traceur publicitaire, aucune mesure d'audience. C'est une décision, pas un oubli.
- Loi 25 appliquée : consentement explicite, pseudonyme obligatoire pour les profils publics, export et effacement des données sur demande, suppression automatique après vingt-quatre mois d'inactivité.
- Hébergé au Québec, sur une infrastructure que nous administrons.
- Sauvegardé chaque nuit, en archive chiffrée, avec trente jours de rétention et douze mois d'archives mensuelles.
- Chaque mise en ligne est réversible. Toute nouveauté arrive derrière un interrupteur : si elle déplaît, on revient en arrière en quelques secondes, sans redéploiement.
Ces choix ne sont pas propres à un site d'association : ils s'appliquent tels quels à une PME, et nos tarifs sont publiés d'avance.
Où ça en est
Le site compte aujourd'hui trente pages publiées, onze calculateurs doublés de leurs onze pages, six guides, une bibliothèque de recettes alimentée par les membres, et un carnet de brassage ouvert à tous.
Nous ne publierons pas de pourcentage d'augmentation de trafic. Le site de la LABAQ n'a volontairement aucune mesure d'audience : c'était une exigence du mandat, et nous n'allons pas inventer après coup des chiffres que nous avons choisi de ne pas récolter. Ce que nous pouvons montrer, c'est ce qui existe et qui fonctionne. L'adresse est publique : allez voir.
Vous avez un projet de cette nature ?
Dites-nous ce que votre site doit faire. Nous vous dirons quelle option convient, et ce que ça coûte.